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12/07/2012

Etre ou ne pas être...seul

Pourquoi aborder ce thème...pourquoi aujourd'hui ?

Sans doute parce que je profite d'un moment de "solitude" qui se trouve être un espace de ressourcement durant lequel je vais pouvoir ne penser qu'à moi....

Mais la solitude n'est pas toujours voulue, recherchée, acceptée, appréciée....elle peut être douloureuse et destructrice pour celui (ou celle) qui la subit, qui n'y peut rien, qui se sent abandonné de tous.

Je pense à Jim, un petit garçon dont je me suis occupée durant quelques semaines :

Il est le dernier né d'une famille de 3 enfants . Deux filles de 19 et 15 ans et lui, qui n'a que 9 ans.

Au début, j'ai cru que j'avais à faire à un enfant trop gâté. Il n'était jamais content, s'enfermait dans sa chambre dès notre retour, n'acceptait rien de ce que je lui proposais.

Il "boudait" lorsque je lui demandais ce qu'il voulait que nous fassions. Je lui expliquais que ses parents m'avaient demandé de jouer avec lui et que j'étais ennuyée de ne rien trouver qui lui plaise....

Alors il m'a répondu : "mes parents croient toujours que j'ai besoin de choses, mais ce n'est même pas vrai"...

Et lorsque je lui ai demandé ce qu'il faisait avec son baby-sitter précédent, il m'a répondu : "rien, il ne s'occupait pas de moi...d'ailleurs moi, je n'ai pas l'habitude qu'on s'occupe de moi, ça me gêne."

Il me semblait bien triste, ce petit Jimmy...même quand ses soeurs était là, personne ne parlait, chacun les yeux rivés sur l'écran de l'ordinateur....J'observais et ressentait un atmosphère lourd et pesant.

Chaque soir, c'était le même rituel : il manifestait de l'impatience lorsqu'il fallait  ralonger le chemin de retour de 50 mètres pour prendre le pain. Il demandait un goûter et le prenait sans rien dire.

Chaque soir, je devais le faire dîner tout seul sur le comptoir de la cuisine....il avalait le contenu de son assiète en moins de 2 minutes et repartait sur le canapé sans un mot.

Un soir où il avait été plus ronchon que d'habitude, je me retrourne vers lui et lui dit sévèrement :"c'est bien parce que je ne fais que traverser ta vie quelques semaines que j'accepte ton comportement. Si j'étais restée plus longtemps, tu serais devenu un petit garçon poli et agréable à vivre...".

Il a pris la mouche, n'a plus parlé et est rentré en trombe pour se plaindre à sa soeur ainée...Et comme malgré tout, c'est une bonne famille et que les enfants sont polis, la soeur la renvoyé à moi pour qu'il s'excuse de son comportement.

Alors, il s'est assis en face de moi, et comme je lui proposais à boire, il a éclaté en sanglot...."Tu sais, ce n'est pas parce que je ne veux pas te parler que je ne réponds pas, c'est parce que je pense...à ma famille...ça fait trois ans que personne ne se parle parce que si on se parle on se dispute....et c'est à cela que je pense quand je quitte l'école et le soir quand je rentre...."

Oh qu'il était "seul" à ce moment là mon petit Jimmy ! Il ne comprenait rien, il ne savait pas ce qui se passait entre les adultes, il se sentait impuissant à faire changer les choses et souvent il se sentait coupable parce qu'il énervait tout le monde en n'en faisant "qu'à sa tête".

Je lui ai parlé de son histoire, de ce que j'avais observé de lui, de ce que je savais de sa solitude à lui, seul enfant dans une famille de 4 adultes avec une maman très prise par son travail et 2 soeur entrain de préparer leurs examens.

A partir de ce moment là, son attitude a changé du tout au tout et nous avons partagé des moments agréables. Je veillais à lui laisser l'espace dont il avait besoin et parfois, il venait "parler" avec moi de ce qui le préoccupait.

La solitude n'est pas toujours ce que l'on croit et même bien entouré, aimé, gâté ...un enfant peut vivre de grands moments de solitudes qui ne font que s'agraver lorsqu'on le réprimande, le secoue, le culpabilise de ne pas répondre à nos attentes.

C'est dans des moments comme celui là que je "crois" encore plus à ce que je fais...

















et un jour il a fini par me dire "

 

23/05/2012

Une grande aventure

Bonjour à tous,

Certains se souviendront peut-être de moi....d'autre vont me découvrir.

 

Certains d'entre vous me connaissent déjà, d'autres vont découvrir mon blog.  Je suis à l'aube d'un nouveau jour car pour continuer de travailler tout en étant à la retraite, j'ai décidé de devenir "mamie au pair".

 

C'est une "grande aventure" que d'abandonner son indépendance pour partir vivre dans une famille inconnue.... parfois les rencontres nous conduisent là où nous ne nous attendions pas à aller. Ce n'est pas toujours simple de s'accorder, de trouver une harmonie relationnelle, d'accepter l'autre tel qu'il est sans jugement, sans arrière pensée....puis l'harmonie enfin réalisée, de partir vers une autre famille en quittant ceux que l'on a appris à aimer.

Je vous racconterai....

16/01/2009

Un patrimoine inestimable

Un patrimoine inestimable : l’histoire de notre vie.


Vous avez connu vos grands parents, vos arrières grands parents. Avec vos parents, ils vous ont aidé à grandir et à devenir celui ou celle que vous êtes aujourd’hui. A votre tour vous avez des enfants, des petits enfants qui aiment vous entendre raconter vos souvenirs d’enfance, regarder vos photos de famille, admirer de menus objets qui parlent du passé. Tous ces souvenirs font partie de leurs racines. Ils les aident à devenir des adultes qui à leur tour prendront soin d’enfants auxquels ils transmettront ce patrimoine.

Jadis la transmission inter-générations se faisait spontanément car les familles vivaient regroupées sous un même toit et l’aïeule avait la charge des tout petits qu’elle occupait en leur racontant des histoires de la famille,

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du village ect. De nombreux objets usuels passaient de main en main et il n’était pas rare de faire cuire les confitures dans la bassine dont l’arrière grand mère avait hérité pour ses noces.

Aujourd’hui l’enfant hérite d’un nom, parfois d’un prénom que d’autres ont portés avant lui mais malheureusement les greniers des maisons de famille se font de plus en plus rares. Les familles se dispersent et l’enfant se trouve amputé d’une partie de cet inestimable patrimoine. En cinquante ans tout cet art de vivre, qui n’avait pas que des avantages mais permettait à l’enfant de se faire une idée précise du sens de la vie, a disparu.

A l’aube du vingt et unième siècle les villes et les villages organisent de plus en plus de spectacles relatant de menus faits historiques locaux et par tous les moyens on cherche à garder vivants les souvenirs du passé. Les recherches généalogiques suscitent de plus en plus l’intérêt d’enquêteurs de tous âges. Témoigner du passé auprès des jeunes générations devient un devoir de mémoire car avec le fulgurant développement de la société moderne, il ne restera bientôt plus aucune trace de notre culture ancestrale.

De nombreux sociologues, psychologues, médecins s’intéressent aujourd’hui à l’impact de la vie de nos ancêtres sur notre propre vie. Nous subirions l’influence de cinq à sept générations. C’est trop, c’est impossible ?..Si vous avez connu vos arrières grands parents (trois générations avant vous) et que vous connaissez vos arrières petits enfants (trois générations après vous) vous pouvez leur raconter l’histoire de sept générations et c’est passionnant.

Les familles sont de plus en plus éclatées et les générations ne font plus que se croiser de courts instants mais il reste l’écriture. Que l’on utilise le stylo, la machine à écrire ou l’ordinateur l’essentiel est de laisser sa trace. Les lettres reçues de vos grands parents lorsque vous serviez sous les drapeaux durant la guerre, les voeux de bonheur adressé par votre arrière grand oncle qui ne pouvait se déplacer pour assister à votre mariage ne doivent pas être jetés sous prétexte que cela n’intéresse plus personne mais au contraire précieusement conservés et animés par des commentaires, des photos pour que les enfants qui les liront comprennent comment ils sont reliés à ces ancêtres et reçoivent des réponses à leurs questions même si personne n’est là pour témoigner verbalement de cette partie de leur histoire.

A l’heure ou la communication, mondialisée et effectuée en temps réel grâce au réseau internet envahit tous les écrans, l’écriture à de beaux jours devant elle et peut être un moyen moderne de transmission inter-générations. Tout le monde peut le faire. Il suffit d’essayer et c’est passionnant.

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Recherchez d’abord vos photos anciennes, celles de votre enfance, de vos parents, de vos grands parents. Vous retrouverez la mémoire des événements, des souvenirs oubliés. Vous vous souviendrez des phrases prononcées à l’époque, des goûts, des odeurs. Ecrivez ce qui vient à votre mémoire ou enregistrez vous et petit à petit vous constituerez votre capital historique. Parlez en avec ceux qui ont vécu l’événement avec vous car un souvenir en amène un autre ; ils s’enrichissent mutuellement.

Si vous ne parvenez toujours pas à écrire ce que vous ressentez vous pouvez fréquenter un atelier d’écriture car le travail de groupe apporte des outils qui facilitent l’expression. Soyez créatif et utilisez le dessin, la peinture, la broderie pour donner plus de relief à vos écrits. L’essentiel est de transmettre par ces documents tout ce dont vous avez hérité de vos ancêtres. Les jeunes générations ont un besoin vital de votre témoignage même si leur attitude peut vous laisser croire le contraire.

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Exprimez vos sentiments d’adolescent face à votre premier amour et vous entrerez immédiatement en résonance avec ceux qu’ils éprouvent dans la même situation malgré un contexte très différent. Ils se sentiront plus forts car enracinés dans une histoire collective : celle de leur famille, de leurs origines. Bien sûr ils ne vous le diront pas ou alors beaucoup plus tard, lorsqu’ils auront trouvé l’équilibre de la maturité et atteint l’âge de transmettre à leur tour..

J’ai moi-même tenté l’expérience et je peux vous assurer qu’en vous lançant dans l’aventure, vous ferez à vos descendants un cadeau inestimable tout en vous faisant très, très plaisir.

30/06/2007

Si vous passez par là...

Si vous passez par là...arrêtez vous un instant...les anciens nous ont laissé des traces de leur histoire d'eau.

Divodurum.pps

Bon week-end à tous

21/05/2007

Cinq ans pour créer la nouvelle langue européenne

Programme de création de la nouvelle langue européenne :

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Si vous avez envie d'en savoir davantage sur l'espéranto et l'hisroire de son créateur, vous pouvez lire ce qui est raconté sur le net ou emprunter dans une bibliothèque le livre :

L'Homme qui a défié Babel de René Centassi et Henri Masson et préfacé par le petit fils de Zamenhof

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19/05/2007

Mémoire de Ludwik Zamenhof

On ne peut pas évoquer l'esperanto sans évoquer l'histoire de son créateur. Comment un enfant de 10 ans a t'il pu avoir cette idées de génie et surtout la mener à son terme (aujourd'hui elle est en voie d'obtenir le titre de langue vivante) là où beaucoup d'autres ont échoué. ?

Lejzer Ludwik Zamenhof est le père de l’Espéranto, cette langue universelle qui permet à tous le hommes, quelles que soient leur origine et leur culture, de communiquer à travers un langage commun.

Lejzer est né le 15 décembre 1859, premier d’une famille de 9 enfants. Son père, Markus Zamenhof est enseignant pragmatique, les pieds sur terre, et très exigeant. Il lui transmettra le culte du travail. Sa mère, Rosalia Sofer entourera de beaucoup d’amour son fils aîné qu’elle éduquera dans le respect et l’amour de son prochain.

Il vit à Bialystock en Pologne, dans un environnement industriel ou les difficultés quotidiennes rencontrées par tous font régner un climat de crainte, de méfiance et d’hostilité.

La communication est difficile dans le quartier. On y parle cinq langues : le russe, le biélorussien, le polonais, l’allemand et le yiddish. La ville est en proie à des conflits religieux, ethniques, politiques entre les Polonais catholiques (3000), les Russes orthodoxes (4000), les Allemands protestants (6000) et les Juifs qui sont les plus nombreux (18000).

Ces derniers sont la cible du mépris général. Le seul langage commun étant celui des coups, pour les humilier, leur faire subir des brimades et des insultes, tout le monde se ligue contre eux.

Au quotidien on se déteste, on se persécute, on échange des malédictions, des jets de pierres et c’est dans ce climat social que grandira le petit Lejzer. Très tôt il est angoissé par le spectacle de cette société tumultueuse et agressive.

C’est un enfant sensible et clairvoyant. Trop docile et trop gentil selon sa mère. Attentif et studieux il a soif d’apprendre et à 10 ans il connaît déjà quatre langues : le russe et le polonais qu’il parle à l’école et à la maison, le yiddish dans la rue et l’hébreux à la synagogue. Il apprendra ensuite le français et l’allemand puis huit autres langues. A 13 ans déjà, il se demande si une langue « construite » ne contribuerait pas à rapprocher les peuples.

Il ne se sent pas l’âme d’un linguiste. Il s’intéresse à leur diversité qu’il pense être un facteur de désunion. Il est le premier de sa classe et aime à jouer avec les mots, à les associer, à les broyer, à les mélanger pour faire de nouveaux mots. C’est sa récréation, son jeu favori.

Il se choisi le prénom de Ludwik (Luc, apôtre avec lequel il se sent des affinités) et entre au lycée philologique, convaincu qu’une langue internationale doit être neutre car acceptable par tous, n’appartenant à personne elle sera susceptible de contribuer à cimenter la paix, la solidarité humaine.

C’est à quinze ans que lui vient l’idée de créer lui-même cette langue. Il a le déclic en classe de 5ème lorsqu’il apprend l’anglais : « il faut simplifier la langue, chasser les irrégularités de conjugaison, le vocabulaire excessif ».

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Il se met au travail mais devant la charge, souvent il abandonne…puis revient à son rêve. Son oncle Jozef Zamenhof est son plus fidèle soutien. Il l’encourage : heureusement que tu ne cesses d’y penser. Que cette force soit ton credo, ton guide spirituel ».

Ainsi naît, dans son jeune cerveau en ébullition la « lingwe universala ». Une langue destinée à un usage général devra être la plus facile possible à apprendre.

Un peu plus tard il dira : « personne en peut ressentir la nécessité d’une langue humainement neutre et anationale aussi fort qu’un Juif qui est obligé de prier Dieu dans une langue morte depuis longtemps, qui reçoit son éducation et son instruction dans la langue d’un peuple qui le rejette et qui a des compagnons de souffrance sur toute la terre, avec lesquels il ne peut se comprendre.

Il se fait quelques disciples de classe avec lesquels il discute en lingwé universala mais reste conscient que tout ce qui est au point dans la théorie ne l’est pas dans la pratique.

En quatre ans Ludwik devient l’inventeur d’une langue universelle construite. Une langue destinée à un usage général, si facile à apprendre que son petit frère Félix (10 ans) est l’un de ses premiers adeptes.

18/05/2007

Connaissez vous l'esperanto ?

Pourquoi classer l'histoire de l'esperanto dans la rubrique "histoires de vies" ?
Parce que l'histoire de l'esperanto est indissociable de celle de la famille Zamenhof et que c'est une belle histoire que j'ai envie de vous raconter maintenant.


Cxu vi parolas esperanton ?
(Parlez vous esperanto ?)

Combien d'entre vous pourront me répondre : "Jes, mi parolas esperanton" ?

Cette langue construite, créée à la fin du 19 ème siècle par un jeune garçon qui pensait qu'une langue unique rapprocherait les peuples fait partie aujourd'hui des 3 % des langues les plus parlées au monde.

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Au début du siècle dernier cette langue était très connue en France et le premier congrès mondial en espéranto a eu lieu en 1905 à Boulogne sur Mer. Depuis, chaque année a lieu un congrès qui a déjà fait le tour du monde. Le centenaire de ces manifestations en Espéranto a eu lieu à Boulogne sur Mer en mars 2005 et a remporté un très vif succès.

Durant la guerre de 39/45, les nazis croyant que les Juifs conspiraient contre eux en esperanto ont fait brûler tous les livres en esperanto, toutes les archives des Zamenhof et exterminé la famille (un seul survivant...je vous en raconterai l'histoire un peu plus tard)

Aujourd'hui, ce sont les jeunes qui sont les plus fervents adeptes de cette langue qui leur permet d'avoir des correspondants dans le monde entier et de se rendre au coeur des pays qu'ils souhaitent visiter en étant hébergés chez leurs amis.

Au niveau mondial un réseau relationnel s'est créé et si l'on adhère à une fédération, on peut bénéficier d'un annuaire des espérantistes dans la région où on souhaite se rendre (3 millions de personnes concernées).

Des députés européens sont esperantistes et souhaitent que soit déclarer l'esperanto langue européenne ce qui présenterait de nombreux avantages dont je vous reparlerai aussi dans une prochaine note.

L'internet favorise grandement le développement de ces réseaux. J'ai moi-même échangé des messages et reçu des cartes d'anniversaire virtuelles qui venaient du bout du monde. C'est intéressant comme démarche.

J'ai appris à lire et à écrire l'esperanto sur internet, gratuitement et avec un correcteur. J'ai mis environ 6 mois à raison d'une heure trente par jour de travail en moyenne pour lire et écrire sans faute (ou presque) cette langue qui est d'une facilité déconcertante : 17 règles de grammaire en tout, une lettre = un son, les conjugaison simples et tous les verbes réguliers.

(à suivre)

14/05/2007

La mémoire des objets

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Ce berceau doit-il rester dans la famille ?

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Vos commentaires tout à fait justifiés m'ont fait me poser de nouveau la question....

Comme certains le savent peut-être, je suis fondatrice de l'archéologie familiale et sociale (http://gam-activites.monsite.wanadoo.fr) . Je suis donc sensée avoir un certain attachement aux objets du passé, alors pourquoi vouloir vendre ce berceau plutôt que de le transformer en objet décoratif ? Je pense que pour le bien des nouveaux nés, il ne faut plus les faire dormir dans des berceaux en métal ayant une flèche qui risque de capter les rayonnements de notre environnement riche en perturbations électromagnétiques ( comme il pourraient attirer la foudre).

Un objet, quel qu'il soit a une mémoire... notre mémoire et nous la projetons sur lui. Ils évoquent des souvenirs bons ou mauvais, que ce soit celle d'événements vécus ou celle des moments chargés d'émotion passés en écoutant les récits de ceux auxquels ils ont apartenu.

Ce berceau, je l'ai vu pour la première fois à la naissance de mon cousin lorsque j'avais 12 ans. Ma grand mère l'avait habillé de dentelle blanche avec un magnifique chou de ruban bleu sur la flèche. Comme toutes les petites filles, je rêvais ma vie d'adulte et tout naturellement lorsque j'ai attendu ma fille, j'ai demandé à ma grand mère de me prêter son berceau.

Il a donc bercé ma fille quelques mois (ce n'était pas très confortable pour elle) puis ma nièce, une petite cousine et d'autres petits que je n'ai jamais vu....Ma grand mère est décédée et j'ai hérité du berceau.

Vingt ans plus tard, mon cousin est décédé dans des conditions dramatiques....le temps a passé et j'ai travaillé sur les histoires de famille. Je me suis aperçue que mon arrière grand père avait fabriqué ce berceau pour son fils qui est mort accidentellement à 14 ans. Le lien de mémoire était fait : j'ai associé le berceau au souvenir de ces souffrances familiales et ma fille qui en serait l'héritière (le bébé de la photo) en a fait autant en nous entendant en parler entre adultes.

Voilà pourquoi je "dois" vendre cet objet sans en raconter la totalité de l'histoire, pour qu'il retrouve une nouvelle vie dans une autre famille et nous libérer nous, de ces souvenirs douloureux sans cesse réveillés à la vue de cet objet.

Lorsque je travaille sur les histoires de vies, je demande toujours à mes clients de bien réfléchir à ce qu'un viel objet évoque pour eux, et ne pas hésiter à pratiquer ce que l'on appelle un "nettoyage énergétique" (modificiation du souvenir) toutes les fois où c'est possible si non, il faut s'en débarrasser car la mémoire des objets est une mémoire inconsciente qui peuvent parfois nous beaucoup souffrir à notre insue.

Mais les objets peuvent aussi nous apporter beaucoup d'énergie lorsqu'ils évoquent des souvenirs positifs, dynamiques, chargés d'affection et là, ils deviennent un trésor à se transmettre de génération en génération.

16/04/2007

Qu'est-ce que choisir ?

Une petite histoire de choix :

Alain demande à sa petite fille de 4 ans : « alors Léa, qu’est-ce que tu veux faire avec papy, ce soir ? » L’enfant ne répond pas mais en riant, lui balance la main d’avant en arrière avec vivacité.

Alain renouvelle sa question et l’enfant manifeste son stress en tournant dans tous les sens sans lâcher la main d’Alain qui s’énerve : « mais enfin, Léa, qu’est-ce que tu veux faire ce soir ? » puis se tournant vers sa voisine il ajoute : « c’est toujours pareil, j’essaie de lui faire plaisir mais elle ne sait pas ce qu’elle veut. »

Le grand-père est fâché, l’enfant est stressée et leur relation laisse présager d’une soirée houleuse. La fillette est beaucoup trop jeune pour choisir ce qu’elle veut faire si son grand-père ne lui demande pas :

« Est-ce que tu préfères aller jouer au parc ou rentrer goûter et regarder un dessin animé ou autre chose ? »
A cet âge là, l’enfant a besoin de choisir parmi des propositions précises. C’est à l’adulte de savoir quoi proposer à l’enfant. C’est donc à lui de choisir ce qu’il peut faire avec l’enfant.

Plus tard, il lui demandera : « alors Léa, qu’est-ce que tu as choisi comme filière de formation, qu’est-ce que tu veux exercer comme métier ? »

Belle question pour une adolescente. Comment choisira t-elle si elle ne connaît que les métiers de ses proches ou éventuellement ceux qu’elle a vu à la télévision ? Est-ce que son choix sera un vrai choix ou un choix « par défaut » ?

L’adulte lui peut choisir vraiment en explorant dans l’imaginaire toutes les possibilités qui s’offrent à lui. Choisir c’est se sentir libre d’assumer ses décisions, ses besoins, ses désirs.

Profitons-nous bien de cette liberté ?

En tous cas le choix qu'il nous est demandé de faire la semaine prochaine est un choix par défaut...on comptabilise les défauts dans la cuirasse et on choisi celui qui en a le moins...drôle de choix.

17/03/2007

L'éducation aujourd'hui (suite)

Après cette interruption involontaire, je repends notre dialogue autour de l’éducation. Tout d’abord je tiens à vous remercier pour vos commentaires, tous aussi enrichissants les uns que les autres.

Nous sommes donc d’accord pour dire que l’éducation d’hier n’est plus efficace avec les jeunes d’aujourd’hui parce que le monde a changé et les enfants aussi. Toutefois, certaines valeurs sont à conserver comme le respect de soi et des autres, le sens du travail bien fait, le goût de l’effort et la conscience des limites de la liberté.

Jadis, la mère était au foyer, le père portait l’autorité. Parfois les grands parents vivaient aussi à la maison. Au village, dans les quartiers, tout le monde se connaissait et les enfants n’échappaient pas à la vigilance des adultes. Les enseignants étaient autorisés à sévir et personne ne contestait leur autorité éducative. Les parents très souvent punissaient à leur tour pour appuyer l’autorité des maîtres.

Tout cela a bien changé…qui, aujourd’hui, éduque réellement les enfants. Bien sûr l’éducation devrait commencer au cœur de la famille, mais qu’en est-il réellement ?

Aujourd’hui, souvent la femme travaille et la gestion de la maison repose sur les deux parents. Ils sont donc tous les deux investis tour à tour du rôle maternant et de l’autorité. Les grands parents toujours actifs, sont éloignés et reçoivent les enfants pour les vacances, ce qui rend ces moments exceptionnels donc plus festifs et moins directifs. Il existe de plus en plus de familles monoparentales, de familles recomposées, de familles à double nationalité. L’enfant peut avoir du mal à se repérer dans ces nouveaux schémas.

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Les enfants prennent une grande place que sein de la famille, de la société. Ils ont aussi de plus en plus droit à la parole. Des équipes de professionnels de l‘éducation conseillent et expliquent ce qu’est la parentalité. Chacun fait de son mieux pour donner le meilleur à ses petits et cette enfance protégée devait permettre le développement d’adolescents et de jeunes adultes actifs, structurés, solides face à la vie d’aujourd’hui…

Pourtant, il n’en est rien et même dans les familles où les deux parents son attentionnés et les grands parents présents, souvent un ou l’autre des enfants « dérive » à l’adolescence. Tous les parents se plaignent de la difficulté de faire obéir les enfants même très jeunes. Beaucoup baissent les bras dès que les adolescents franchissent la porte du collège…mais qu’est-ce qui a changé, qu’est-ce qui nous échappe ?

Quel rôle jouent l’éducation nationale, le brassage ethnique, les médias, le multi médias…tous ces socio psycho publicitaires qui ont bien compris que l’enfant est peut-être une personne mais surtout un marché à conquérir.

L’éducation aujourd’hui se fait transversalement, les jeunes écoutent davantage les médias et les copains que les adultes référents, alors comment orienter tous ces jeunes en perte de repères dans la bonne direction ?

Il y a beaucoup à dire alors…je vous laisse la parole.

 
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