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20/11/2007

Toute ressemblance avec...ne serait pas fortuite

Le Grand Roi et le Mendiant

Il était un fois un grand roi qui se morfondait dans son palais, incapable de régler les problèmes de son royaume. Dès qu'il prenait une décision pour en résoudre un, il en créait un autre encore plus grave. Il se sentait prisonnier d'un cercle infernal.

Son premier ministre était un drôle de personnage qui avait deux faces sur la tête. Il s'appelait Paradoxe et se contredisait constamment. Ainsi lorqu'une face interdisait de vendre de l'alcool aux mineurs, l'autre incitait les limonadiers à inventer des sodas alcoolisés pour les jeunes. Si l'une interdisait de fumer dans les écoles, l'autre signait l'autorisation de mise en vente de cigarettes au chocolat ou à la fraise pour tenter des enfants de plus en plus jeunes.

Une face voulait donner du travail à tout le monde et l'autre ne faisait travailler que l'argent. Personne ne s'y retouvait et tout le monde faisait ce qui lui passait par la tête. Les jeunes surtout en souffraient. Ils n'avaient plus ni repères, ni règles, ni cadre. Ils voyaient les deux visages de Paradoxe et voulaient les écouter tous les deux. De plus en plus ils en perdaient la raison et développaient des comportements aberrants.

Un jour que le roi arpentait son royaume à la recherche de solutions à cette misère grandissante, il fit une étrange rencontre. Un vieux mendiant s'approcha de lui.
- «Tu cherches des solutions au dehors mais sais-tu tout ce qui se passe dans ton palais  ? »

- « Bien sûr que je le sais, je suis le roi tout de même ».

- «Moi aussi je suis le roi dans mon royaume et tout le monde y vit heureux et en harmonie. C'est le royaume de l'action solidaire. Personne jamais ne nous prendra nos richesses ».

Le roi regarde le mendiant d'un air méprisant. Jolie richesse en effet pense t'il.

- « je sais qu'au plus profond de ton palais se cache la cause de tous tes maux ».

« Que veux tu dire ...parle ! » ordonne le roi.

« Tu as bien un pemier ministre nommé Paradoxe ? Il veut tout faire pour aider les jeunes n'est-ce pas ? »

- « Evidemment, c'est son rôle » s'ennerve le roi.

« Mais c'est aussi lui qui donne les autorisations de mise en vente de sodas alcoolisés et de cigarettes parfumées »

« Oui, c'est vrai mais il faut bien gagner de l'argent ... »

«  Et pour qui travaille Paradoxe ?  ...Pour ce gros lard de Profit qui vit dans tes souterrains. Celui-ci est tellement gros maintenant qu'il ne peut plus bouger et reste inerte. Il ne peut même plus penser...Des millions de Dollars travaillent pour lui. Il ne veut personne d'autre et personne ne profite de toute cette richesse. C'est Paradoxe qui l'engraisse en permanence pendant que d'autres sont à la rue et meurent de froid, alors qu'il serait si simple de leur faire profiter de ce tas d'or ».

« Que puis-je faire maintenant » demande le roi qui sent bien que le mendiant parle vrai.

« Fais comme moi, deviens fou et ne prends plus que les décisions qui profitent à tous. Regarde ton monde à l'envers et tu trouveras comment rendre ton peuple heureux. Tu céera un cercle vertueux».

Je ne sais pas ce qui se passe ensuite, mais je sais que j'aimerai bien que nos décideurs deveinnent « fous » et inversent le cours des choses...

04/11/2007

Aller au bout de ses rêves

Un petit conte philosophique pour les longues soirées d'automne...

Le jour de ses 20 ans, Jonathan décide de quitter la maison familiale pour conquérir le « Mont Bonheur » car celui qui parvient à escalader ce mont et y médite une nuit entière voit tous ses vœux exhaussés.

Il prévient son père qui lui dit :
« Tu as raison, mon fils, vas y pour moi et emporte cette plaque de marbre où j’ai gravé le nom de nos ancêtres. Je devais y aller moi-même mais tu es né et je n’ai pas pu partir. »

Jonathan met la plaque de marbre dans son sac à dos et court dire au revoir à sa mère. Elle verse quelques larmes puis lui dit :
« Vas-y pour moi, et dépose ce coffre d’argent au sommet du Mont Bonheur, il contient tous mes désirs. Je devais y aller moi-même mais je me suis mariée et j’ai abandonné ce projet ».

Jonathan met le coffre dans son sac qui pèse déjà très lourd et va embrasser son aïeule avant de partir.

« Ah, mon petit, nous ne nous reverrons pas car avant que tu arrives au sommet, je ne serai plus de ce monde. Prends ce flacon car il contient toutes les larmes de ma vie. Lorsque tu seras là haut, vide le sur la plus belle fleur et mes chagrins s’envoleront. »

Un dernier regard sur la maison familiale et Jonathan se met en route. Son sac à dos est si lourd qu’il ne peut emporter la moindre provision.

« J’en trouverai en chemin se dit-il ; je proposerai mes services en échange d’un gîte et d’un couvert ». Et dès que la fatigue et la faim se font sentir, il entre dans une ferme et demande asile pour la nuit.

Le lendemain le fermier lui dit :
« Puisque tu pars vers l’ouest, passe par le village de « Fais-le-pour-moi » et accroche cette cloche au toit de la chapelle, ainsi lorsque je l’entendrai teinter au vent, je saurai qu’il va pleuvoir. »

Jonathan n’ose pas dire que c’est trop lourd et que cela lui fait faire un grand détour alors il accepte et repart plié sous le fardeau.

Il marche pendant des jours et des jours pour arriver à ce village et lorsqu’il redescend du clocher de la chapelle il s’écroule, épuisé de fatigue.

« Je n’ai plus la force d’aller au sommet du Mont Bonheur. Je dois abandonner mes rêves et vivre ici du mieux que je peux ». Harassé il s’endort mais lorsqu’il se réveille trois jours plus tard il pense à son aïeule et se remet en route.

Chemin faisant il rencontre des hôtes qui lui demandent des services supplémentaires alors qu’il paye déjà de son travail son gîte et son couvert, mais il n’ose pas refuser de peur d’être rejeté et de manquer de nourriture. Un soir il s’approche d’un lac pour boire et se rafraîchir. Il voit en reflet l’image d’un homme qu’il ne connaît pas.

« Qui es tu ? » demande-t’il

« Celui que tu es devenu » répond l’image

« Ce n’est pas possible, je ne suis pas si vieux, pas si laid ! »

« Mais si, à force de faire ce que veulent les autres, tu as oublié de prendre soin de toi et tu es devenu ce vieillard hideux que je te montre ».

Jonathan éclate en sanglot et pleure très fort et très longtemps.

« Cela ne sert à rien de pleurer sur ton passé ; en portant le fardeau des autres tu t’es abandonné toi-même et aujourd’hui tu payes le résultat de tes erreurs ».

« Qu’est-ce que je peux faire maintenant ? Je suis vieux et faible ; je suis laid et personne ne m’aime. Dois-je renoncer au Mont Bonheur. J’en avais tellement envie… ».

« Tu peux encore aller au bout de tes rêves mais il y a un prix à payer. C’est à toi de décider de ce que tu veux vraiment.»

« Qu’est-ce que je dois faire ? »

« Ouvre ton sac, débarrasse toi de ce qui t’encombre, garde l’essentiel et tu pourras te remettre en route. »

« Mais je ne peux pas faire cela, j’ai promis à mon père, à ma mère et à mon aïeule qui ne doit plus être de ce monde aujourd’hui. Ce qu’ils m’ont confié est lourd à porter mais je ne peux pas les abandonner.».

« Aujourd’hui tu as le choix : épuiser tes dernières forces à porter un fardeau qui ne t’appartient pas, rester là et attendre la fin de ta vie, ou te remettre en route pour aller jusqu’au bout de tes rêves. Tu dois achever ce qu’ils n’ont pas réalisé mais tu dois le faire avec ce que tu es. Garde l’essentiel et abandonne le reste. Toi seul peux changer le cours de ton destin ».

L’image disparaît et Jonathan reste seul. Il réfléchit longtemps puis s’endort. Il rêve qu’il arrive en haut du Mont Bonheur, y médite toute la nuit et devient riche et prospère.

A son réveil il ouvre son sac, sort la plaque de marbre, le coffre d’argent et le flacon de larmes tout en se demandant ce que le vieil homme entendait par «l’ essentiel ».

Il lit et relit les noms inscrits sur la plaque de marbre et s’aperçois qu’il peut les reproduire sans les regarder « Je laisse la plaque de marbre et j’emporte le nom de mes ancêtres. Je les graverai moi-même la haut ».

Il ouvre le coffre d’argent qui contient un rouleau de parchemin soigneusement entouré d’un petit ruban rouge. Il le met dans sa poche Il ne lui reste que la flacon de larme à remettre dans son sac.

Le sourire aux lèvres il installe la plaque de marbre face au lac en souvenir de cette rencontre avec lui-même et dépose à côté le coffre d’argent qui fera le bonheur d’un autre voyageur. Lorsqu’il se penche au dessus du lac il voit l’image d’un homme jeune et décidé. Il se sent la force d’atteindre ses objectifs. Il est en paix, réconcilié avec lui-même.

D’un pas léger il se remet en route, remplissant son sac des provisions qu’il trouve sur son chemin, il ne manque jamais de quoi que ce soit.

Arrivé au Mont Bonheur il l’escalade avec agilité puis réalise les vœux qui lui ont été transmis. Lorsqu’il médite enfin, toute la nuit de grosses larmes de joie roulent sur ses joues et se transforment en diamants plus brillants les uns que les autres.

Jonathan est devenu riche et prospère. Il s’est libéré du fardeau de ses ancêtres car en allant jusqu’au bout de ses rêves il est devenu l’artisan de son destin.

13/02/2007

Histoire de familles

Il était une fois une grande famille qui vivait en harmonie dans un beau pays où chacun était respecté et où tout le monde se comprenait.

Elle s’appelait « République » et ses enfants Liberté, Egalité et Fraternité.

Un jour la famille « Administration » est venue s’installer dans la maison voisine. C’était une famille stricte, intraitable où chacun restait sur ses positions. Personne ne voulait entendre ce que l’autre avait à dire. Ses enfants se nommaient Règlement, Procédure, Pénalités.

Au début tous ces enfants jouaient ensemble mais souvent les enfants d’Administration égratignaient ceux de République. Egalité surtout était maltraitée parce que Règlement voulait que tout le monde soit pareil et procédure refusait de s’ajuster aux particularités de chacun pour être plus juste.

Quand Procédure faisait alliance avec Règlement et que tous tournaient le dos pour ne pas en voir les conséquences, c’est Fraternité qui souffrait.

Liberté et Règlement se chamaillaient sans cesse parce que pour eux les mots ne voulaient pas dire la même chose. Puis chacun ignorait l’autre et Egalité et Fraternité prenaient des coups.

Un jour la famille « Croissance Economique » est venue s’installer avec son fils unique : Profit. Les enfants d’Administration ont très vite compris les avantages qu’ils retireraient en étant complaisant avec ce gros garçon égoïste et vorace.

Les attaques contre Liberté, contre Egalité, contre Fraternité ont redoublé. C’était discret, ça passait inaperçu mais beaucoup en étaient malheureux. C’était l’époque de l’exclusion, de la discrimination, du chacun pour soi.

Pourtant tout le monde aurait dû savoir où pouvait conduire une telle situation. Chacun se souvenait de ce qui était arrivé pendant la guerre à cette grande famille dont les enfant s’appelaient David, Esther, Adam, Myriam et beaucoup d’autres…Personne ne voulait se souvenir de comment tout cela avait commencé.

Certains tiraient les sonnettes d’alarme, d’autres faisaient de la résistance, criant aux injustices mais personne ne voulait entendre. Chacun vivait sa vie, sans se préoccuper de ce qui se passait pour les autres et un jour Fraternité a été tuée.

Liberté et Egalité se sont mises à se battre et à faire alliance avec ceux qui bafouent les Droits de l’Homme. Depuis la République pleure mais on continue de tuer ses enfants !

 
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