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19/05/2007

Mémoire de Ludwik Zamenhof

On ne peut pas évoquer l'esperanto sans évoquer l'histoire de son créateur. Comment un enfant de 10 ans a t'il pu avoir cette idées de génie et surtout la mener à son terme (aujourd'hui elle est en voie d'obtenir le titre de langue vivante) là où beaucoup d'autres ont échoué. ?

Lejzer Ludwik Zamenhof est le père de l’Espéranto, cette langue universelle qui permet à tous le hommes, quelles que soient leur origine et leur culture, de communiquer à travers un langage commun.

Lejzer est né le 15 décembre 1859, premier d’une famille de 9 enfants. Son père, Markus Zamenhof est enseignant pragmatique, les pieds sur terre, et très exigeant. Il lui transmettra le culte du travail. Sa mère, Rosalia Sofer entourera de beaucoup d’amour son fils aîné qu’elle éduquera dans le respect et l’amour de son prochain.

Il vit à Bialystock en Pologne, dans un environnement industriel ou les difficultés quotidiennes rencontrées par tous font régner un climat de crainte, de méfiance et d’hostilité.

La communication est difficile dans le quartier. On y parle cinq langues : le russe, le biélorussien, le polonais, l’allemand et le yiddish. La ville est en proie à des conflits religieux, ethniques, politiques entre les Polonais catholiques (3000), les Russes orthodoxes (4000), les Allemands protestants (6000) et les Juifs qui sont les plus nombreux (18000).

Ces derniers sont la cible du mépris général. Le seul langage commun étant celui des coups, pour les humilier, leur faire subir des brimades et des insultes, tout le monde se ligue contre eux.

Au quotidien on se déteste, on se persécute, on échange des malédictions, des jets de pierres et c’est dans ce climat social que grandira le petit Lejzer. Très tôt il est angoissé par le spectacle de cette société tumultueuse et agressive.

C’est un enfant sensible et clairvoyant. Trop docile et trop gentil selon sa mère. Attentif et studieux il a soif d’apprendre et à 10 ans il connaît déjà quatre langues : le russe et le polonais qu’il parle à l’école et à la maison, le yiddish dans la rue et l’hébreux à la synagogue. Il apprendra ensuite le français et l’allemand puis huit autres langues. A 13 ans déjà, il se demande si une langue « construite » ne contribuerait pas à rapprocher les peuples.

Il ne se sent pas l’âme d’un linguiste. Il s’intéresse à leur diversité qu’il pense être un facteur de désunion. Il est le premier de sa classe et aime à jouer avec les mots, à les associer, à les broyer, à les mélanger pour faire de nouveaux mots. C’est sa récréation, son jeu favori.

Il se choisi le prénom de Ludwik (Luc, apôtre avec lequel il se sent des affinités) et entre au lycée philologique, convaincu qu’une langue internationale doit être neutre car acceptable par tous, n’appartenant à personne elle sera susceptible de contribuer à cimenter la paix, la solidarité humaine.

C’est à quinze ans que lui vient l’idée de créer lui-même cette langue. Il a le déclic en classe de 5ème lorsqu’il apprend l’anglais : « il faut simplifier la langue, chasser les irrégularités de conjugaison, le vocabulaire excessif ».

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Il se met au travail mais devant la charge, souvent il abandonne…puis revient à son rêve. Son oncle Jozef Zamenhof est son plus fidèle soutien. Il l’encourage : heureusement que tu ne cesses d’y penser. Que cette force soit ton credo, ton guide spirituel ».

Ainsi naît, dans son jeune cerveau en ébullition la « lingwe universala ». Une langue destinée à un usage général devra être la plus facile possible à apprendre.

Un peu plus tard il dira : « personne en peut ressentir la nécessité d’une langue humainement neutre et anationale aussi fort qu’un Juif qui est obligé de prier Dieu dans une langue morte depuis longtemps, qui reçoit son éducation et son instruction dans la langue d’un peuple qui le rejette et qui a des compagnons de souffrance sur toute la terre, avec lesquels il ne peut se comprendre.

Il se fait quelques disciples de classe avec lesquels il discute en lingwé universala mais reste conscient que tout ce qui est au point dans la théorie ne l’est pas dans la pratique.

En quatre ans Ludwik devient l’inventeur d’une langue universelle construite. Une langue destinée à un usage général, si facile à apprendre que son petit frère Félix (10 ans) est l’un de ses premiers adeptes.

Commentaires

Je me demande bien pourquoi ça n'a pas marché cette histoire. Je me souviens très bien quand j'avais quinze ans, je connaissais un monsieur qui apprenait l'espéranto. Bises de miche

Écrit par : miche | 25/05/2007

Je ne connaissais pas du tout cette histoire... très intéressant. MICHE

Écrit par : miche | 25/05/2007

Bonjour,

Je tombe tout à fait par hasard sur la page concernant la biographie du Dr Zamenhof que j'ai co-écrite avec M. René Centassi, malheureusement disparu en janvier 1998. Merci beaucoup pour votre aimable attention. Le livre continue son chemin (voir le lien)...

Écrit par : Henri Masson | 17/07/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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