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21.02.2007

La fin d'une époque (2)

Imperceptiblement la vie du village évoluait. Nos amis ont acheté le terrain de Monsieur Rossard sur la route de Bû et y ont fait construire un petit bungalow. Leurs amis ont aussi acheté un terrain voisin et tout en haut de cette route une maison de bois, « le Ranch » s’est dressée au milieu des champs.

L’ouverture d’une première épicerie Leclère à Issy les Moulineaux a modifié nos habitudes d’approvisionnement et nous apportions l’essentiel de ce qui nous serait nécessaire durant notre séjour.

L’alimentation en eau courante a largement facilité la vie de tous les habitants mais modifié leurs relations de voisinage. Plus d’attente aux fontaines, moins de monde aux lavoirs et moins de moments propices à l’échange et à la communication. Peu à peu la vie s’est refermée sur elle même lorsque la télévision est entrée dans les foyers.

Monsieur Camille, un entrepreneur de maçonnerie a acheté l’ancienne maison de Madame Leménère dans le chemin de la Cornette, l’a restaurée et revendue à des parisiens. En mai 1963 Monsieur Darreau, à son tour, a vendu la propriété de sa mère et nous avons eu de nouveaux voisins : les Ellis . Nous n’avons pas pris le temps de faire connaissance et à peine amorcées les premières relations, leur « maison de campagne » est devenue un lieu clos dont le grillage si souvent franchi, s’est transformé en une clôture peu propice aux échanges de voisinage.


L’ambiance générale du village s’est transformée et les moteurs de quelques tondeuses à gazon sont venus troubler le silence paisible des matinées dominicales.

Nous grandissions et nos études nous laissaient de moins en moins de temps pour profiter de nos week-ends. Nos cours du lundi matin commençaient tôt et des activités extra- scolaires nous retenaient souvent à Paris.

Jean-Claude avait une petite amie. Nous souhaitions sortir, aller ailleurs, voir autre chose et lorsque nos parents nous ont demandé si nous étions d’accord pour qu’ils vendent la maison, nous avons dit oui sans hésitation.

Commentaires

Bonjour Nicole,

L'eau que nous allions chercher à la fontaine appelée "l'Encarre".Les soirées chaudes de l'été où l'on discutait sur les bancs-On ne connaissait guère les clôtures si ce n'était le muret de pierres sèches bâti il y a plus d'un siècle..

Tout était calme, serein..et j'aimais écouter la cloche de l'église rythmer notre vie de "campagnards".

bises

betty

Ecrit par : betty | 21.02.2007

Le progrès oui bien sûr, mais vrai que les relations, la convivialité, l'authenticité s'en sont allées. Et c'est bien dommage ! Heureusement on a NT (rires) pour reconstruire tout ça. Bises de miche

Ecrit par : miche | 23.02.2007

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