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30/01/2007

Découverte du camping

Jean et Renée, des amis de mes parents, étaient adeptes du camping et c’était une fête lorsqu’ils venaient camper dans le jardin. Plus jeunes que mes parents et détachés du souci éducatif, ils étaient plus joueurs et plus taquins. Lorsque je persistais à confondre leurs prénoms, Jean se lançait dans une série de chatouilles jusqu'à ce que je les prononce correctement.

Avec eux j’ai découvert le camping. Ils montaient une grande tente canadienne orange dont l’avancée pouvait s’ouvrir des deux côtés pour avoir plus d’air et installaient leur matériel. D’abord les lits de camp, puis la table et les petits pliants. J’étais étonnée de voir que la toute petite cuvette et la vache à eau étaient en tissus, ne fuyaient pas et gardaient l’eau bien fraîche. Ils avaient aussi des sacs de couchage en duvet d’oie dans lesquels on avait bien chaud. Quelle catastrophe lorsqu’après en avoir utilisé un, je leur ai rendu sans leur dire que je l’avais déchiré. Ils se sont réveillés dans un nuage de duvet qui chatouillait le nez et se collait dans la gorge. Je n’avais pas imaginé un tel résultat. Je croyais qu’une fois le duvet roulé, l’accroc passerait inaperçu. Je ne me souviens pas d’avoir été grondée trop fort.

Un jour mon père est arrivé avec une petite canadienne deux places et Jean-Claude et moi avons commencé à camper dans le jardin. Monter la tente était déjà une fête...Il fallait décider du meilleur endroit pour l’installer puis préparer le terrain en ramassant les pierres ou les branches car elles risquaient de percer le tapis de sol, prévoir le sens du vent et la levée du soleil pour décider de l’orientation et s’assurer
qu’il y avait assez de place pour dérouler les ficelles et enfoncer les piquets qui maintiendraient les mats à la bonne place et la toile bien tendue. C’était tout un art. Nous avons très vite appris à le pratiquer, et à aimer l’odeur de la toile et du caoutchouc, les craquements du tapis de sol qui se décolle, les bruits métalliques des mats ou des piquets qui s’égayent sur la pelouse.

Quelle aventure ces nuits passées à la belle étoile...Le plaisir de passer la tête par la porte pour contempler le ciel. Ne pas dormir sous le même toit que les adultes me donnait le sentiment d’une plus grande liberté et j’éprouvais ma peur en allant dans le noir jusqu’au fond du jardin. Sous la tente, j’ai lu pendant des heures, de nuit comme de jour mais ce que je préférais, c’étaient les jours de pluie. Les sensations les plus exaltantes s’offraient à moi. D’abord l’odeur de la toile humide mêlées à celle de la terre et de l’herbe mouillées ; ensuite le sentiment de sécurité lorsque des pluies d’orage s’abattent sur la tente dans un bruit assourdissant. Ah, cette proximité avec la nature quel plaisir pour les sens. Que de découvertes, que d’expériences j’ai vécues ! ...
Lorsque Monsieur Darreau a autorisé Jean et Renée à camper près de la rivière, un couple de leurs amis et les parents de Renée se sont joints à eux. Ils étaient des campeurs expérimentés et possédaient eux aussi une grande canadienne et tout un matériel adapté. L’allure sportive que conférait cette activité m’étonnait pour des personnes qui me semblaient âgées. Je tournais sans cesse autour des tentes et observais ce mode de vie inconnu.

Je me souviens de l’eau de vaisselle moussant dans la cuvette de toile posée sur le tronc du vieux pommier, des guêpes dévorant la tarte aux pommes et aussi d’une carcasse de poulet visitée par quelques mouches bleues et qui était ressortie du garde manger grouillant d’asticots et couverte de grappes d’œufs. J’étais intéressée par la leçon de choses mais dégoûtée par le spectacle et l’odeur. Chaque fois que j’entends voler une mouche bleue, je revois cette carcasse .

L’équipement des campeurs était étudié pour tenir le moins de place possible. Les casseroles, louches, poêles aux manches escamotables s’encastraient les unes dans les autres comme des poupées gigognes et formaient la « popote ». Les sièges se pliaient , la vache à eau, le garde manger, les lits de toile et même la table en lattes de bois se roulaient pour tenir dans un sac à dos. C’était magique.

Toute la famille a appris à camper et Jean et Renée nous ont prêté du matériel pour les vacances. Ensuite nous avons acheté le nôtre. Adultes, nous avons fait découvrir le camping à nos enfants ....C’est contagieux ce plaisir là.

Commentaires

Notre camping était un peu plus élaboré, puisqu'il se passait en caravane, mais nous avions tout de même cette impression de liberté et de grand air que tu nous décris. j'aimais bien aussi les jours de pluie (mais trop quand même) entendre les gouttes tomber sur le toit ou sur l'auvent, et avoir le sentiment d'être bien au chaud et à l'abri...
et puis quel contact avec la nature !
de plus le camping permettait de faire plein de connaissance, sans souci du qu'en dira-t-on !
beaucoup de bons souvenirs aussi
Jacqueline

Écrit par : Jacqueline | 30/01/2007

Heureusement qu'il ya avait le camping pour pouvoir aller en vacances pas cher.

dominique

Écrit par : dmerlen | 31/01/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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