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20/03/2013

De grands moments de silence

Bonjour à tous,

Je viens de recevoir un message de Blog 50 me demandant si mon blog est terminé...

Non, il n'est pas terminé, ne n'ai pas l'intention de le fermer car il reste pour moi un mode d'expression très appréciable.

C'est sûr, je ne suis pas très assidue et ne vous rend pas visite tous les jours car je n'ai pas toujours quelque chose d'intéressant à dire.

Je pense à vous tous et à la vie de la bloguerie, même si je ne me manifeste que ponctuellement. C'est comme une grande famille. Je sais que vous êtes là, que vous vivez de beaux échanges pour certains quotidiens. Cela me ravie de savoir que vous existez et que je peux vous retrouver quand je veux...

je vous embrasse et vous dit "a bientôt"

12/07/2012

Etre ou ne pas être...seul

Pourquoi aborder ce thème...pourquoi aujourd'hui ?

Sans doute parce que je profite d'un moment de "solitude" qui se trouve être un espace de ressourcement durant lequel je vais pouvoir ne penser qu'à moi....

Mais la solitude n'est pas toujours voulue, recherchée, acceptée, appréciée....elle peut être douloureuse et destructrice pour celui (ou celle) qui la subit, qui n'y peut rien, qui se sent abandonné de tous.

Je pense à Jim, un petit garçon dont je me suis occupée durant quelques semaines :

Il est le dernier né d'une famille de 3 enfants . Deux filles de 19 et 15 ans et lui, qui n'a que 9 ans.

Au début, j'ai cru que j'avais à faire à un enfant trop gâté. Il n'était jamais content, s'enfermait dans sa chambre dès notre retour, n'acceptait rien de ce que je lui proposais.

Il "boudait" lorsque je lui demandais ce qu'il voulait que nous fassions. Je lui expliquais que ses parents m'avaient demandé de jouer avec lui et que j'étais ennuyée de ne rien trouver qui lui plaise....

Alors il m'a répondu : "mes parents croient toujours que j'ai besoin de choses, mais ce n'est même pas vrai"...

Et lorsque je lui ai demandé ce qu'il faisait avec son baby-sitter précédent, il m'a répondu : "rien, il ne s'occupait pas de moi...d'ailleurs moi, je n'ai pas l'habitude qu'on s'occupe de moi, ça me gêne."

Il me semblait bien triste, ce petit Jimmy...même quand ses soeurs était là, personne ne parlait, chacun les yeux rivés sur l'écran de l'ordinateur....J'observais et ressentait un atmosphère lourd et pesant.

Chaque soir, c'était le même rituel : il manifestait de l'impatience lorsqu'il fallait  ralonger le chemin de retour de 50 mètres pour prendre le pain. Il demandait un goûter et le prenait sans rien dire.

Chaque soir, je devais le faire dîner tout seul sur le comptoir de la cuisine....il avalait le contenu de son assiète en moins de 2 minutes et repartait sur le canapé sans un mot.

Un soir où il avait été plus ronchon que d'habitude, je me retrourne vers lui et lui dit sévèrement :"c'est bien parce que je ne fais que traverser ta vie quelques semaines que j'accepte ton comportement. Si j'étais restée plus longtemps, tu serais devenu un petit garçon poli et agréable à vivre...".

Il a pris la mouche, n'a plus parlé et est rentré en trombe pour se plaindre à sa soeur ainée...Et comme malgré tout, c'est une bonne famille et que les enfants sont polis, la soeur la renvoyé à moi pour qu'il s'excuse de son comportement.

Alors, il s'est assis en face de moi, et comme je lui proposais à boire, il a éclaté en sanglot...."Tu sais, ce n'est pas parce que je ne veux pas te parler que je ne réponds pas, c'est parce que je pense...à ma famille...ça fait trois ans que personne ne se parle parce que si on se parle on se dispute....et c'est à cela que je pense quand je quitte l'école et le soir quand je rentre...."

Oh qu'il était "seul" à ce moment là mon petit Jimmy ! Il ne comprenait rien, il ne savait pas ce qui se passait entre les adultes, il se sentait impuissant à faire changer les choses et souvent il se sentait coupable parce qu'il énervait tout le monde en n'en faisant "qu'à sa tête".

Je lui ai parlé de son histoire, de ce que j'avais observé de lui, de ce que je savais de sa solitude à lui, seul enfant dans une famille de 4 adultes avec une maman très prise par son travail et 2 soeur entrain de préparer leurs examens.

A partir de ce moment là, son attitude a changé du tout au tout et nous avons partagé des moments agréables. Je veillais à lui laisser l'espace dont il avait besoin et parfois, il venait "parler" avec moi de ce qui le préoccupait.

La solitude n'est pas toujours ce que l'on croit et même bien entouré, aimé, gâté ...un enfant peut vivre de grands moments de solitudes qui ne font que s'agraver lorsqu'on le réprimande, le secoue, le culpabilise de ne pas répondre à nos attentes.

C'est dans des moments comme celui là que je "crois" encore plus à ce que je fais...

















et un jour il a fini par me dire "

 

25/06/2012

Françoise Longa

 

Françoise Longa est une jeune senior dynamique et souriante. Après avoir élevé ses 3 enfants, elle a donné naissance à un nouveau « bébé » autour duquel toute la famille est réunie pour l’aider à grandir.

Elle nous explique :

« Mes activités m’ont conduite à rencontrer des femmes de 50 ans et plus, près de la retraite, en retraite, seules… les enfants partis au loin, à l'étranger …

 

Ces femmes ont le regard  vif,  sont gaies et dynamiques et pourtant elles n’ont pas de réel projet de vie. C’est à leur contact que m’est venue l’idée de créer un site qui rapprocherait  ces seniors des familles en recherche d ‘un  mode de garde pour leurs enfants.

 

L'idée est de créer des liens intergénérationnels en aidant des familles, par l'accueil d'un ou d'une senior à domicile. »

 

Alors, Françoise Longa se met au travail pour  créer son site « http://mamieaupair.fr ».

 

« Avant tout je me suis tournée vers la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Aisne afin de comprendre comment démarrer un projet sur Internet. Très à l'écoute, l'équipe d'Aisne Numérique m'a invitée à des réunions de manière à appréhender la complexité d’une offre de services sur le web.

 

J'ai fait appel ensuite à des web masters à qui j’ai dû expliquer très exactement mes besoins et surtout  bien définir comment ils devaient répondre à ma problématique.

 

Une fois le site en ligne, des inscriptions de familles et de mamies se sont multipliées très rapidement, une cinquantaine en un mois. »


 

Salon 1.jpg


 

Et voilà, c’est comme lorsque l’on met un enfant au monde…il grandit…vite….il faut s’en occuper chaque jour, le nourrir, l’enrichir :

 

« Je comprends que chaque demande est bien spécifique avec des exigences inattendues. Un énorme travail est nécessaire chaque jour pour associer une mamie à une famille (sans trop de succès le premier mois). Je deviens  alors plus exigeante avec les familles qui auraient tendance à profiter de la générosité des mamies.

Très vite je rédige un nouveau cahier des charges plus adapté à mes recherches. Je mets Skype en place, c'est rassurant et convivial, et je peux organiser les rencontres en vidéo-conférences. Ainsi, quatre de mes mamies s'envolent pour Montpellier, la Nouvelle-Calédonie, le Maroc et Belle-Île-en-Mer. »

 

En quelques mois c’est une belle réussite. !

 

Françoise m’explique qu’elle a encore de nombreuses demandes à satisfaire. De deux semaines à Royan à 10 mois au Club Med en Guadeloupe, en passant par le Maroc, l’Italie, Bordeaux …elle a même réussi à faire partir une couple pour un mois de « vacances »….et ce n’est pas fini car le projet plait beaucoup et les inscriptions affluent sur son site.

 

Mais me direz vous, ce n’est pas nouveau, ces sites de placement….C’est vrai, il y en a d’autres mais elle est la première à avoir eu l’idée de ce site spécialisé (les autres ne sont que de pâles copies) et surtout, elle innove par le sérieux de son travail de mise en cohérence des familles et des seniors.

 

Lorsqu’elle reçoit des demandes d’inscription (famille ou senior), elle prend contact avec les personnes, discute des besoins, des désirs de chacun et parfois, elle est amenée à écarter la candidature si elle n’est pas convaincue du sérieux de la proposition.

 

Mamieaupair.com accompagne les « tandems » jusqu’à la rédaction de leur contrat, en respectant les règles du droit du travail. Ce site répond à un réel besoin social :

 

·        Au niveau des familles pour qui « faire garder les enfants » par une personne de confiance, sérieuse et expérimentée est un vrai casse tête.

 

·        Au niveau des seniors car beaucoup aujourd’hui ont besoin de continuer de travailler, besoin de changer d’environnement, de se sentir utile aussi.


 

Françoise et ses mamies.jpg


 

Répondre au besoin des uns par le besoin des autres est une idée tout à fait pertinente. Je suis certaine que ce site a un bel avenir devant lui.

 

24/06/2012

Petite visite au salon "bébé nature"

 

 Le week-end dernier, je suis allée découvrir le salon « bébé nature »…un nouveau salon qui se voulait  innovant.

Souvenez vous, autrefois il existait le « salon de l’enfance ». Ce salon regroupait les fabricants de matériel pour  la petite enfance,  il présentait de nouveaux jouets et jeux que nous pouvions expérimenter et quelques produits alimentaires à déguster.

Je me souviens d’y avoir découvert la « chicorée au lait », le « banania » et d’avoir assisté à un spectacle de cirque….Nous revenions les bras chargés d’objets publicitaires tous plus ludiques les uns que les autres et d’échantillons généreusement distribués. Chaque année, ma grand-mère nous y emmenait pour notre plus grand plaisir.

Donc, lorsque j’ai su que ce nouveau salon allait avoir lieu tout près de chez moi,  je me suis réjouie….je me suis connectée sur le site et j’ai regardé la liste des exposants….rien de très original, mis à par la présence du stand « mamie au pair.com» (dont je vous parlerai plus en détail).

Je me suis promenée dans ce salon…qui n’offrait rien d’extraordinaire et semblait être fait de bric et de broc, comme s’il n’avait pas de fil conducteur….comme si l’organisateur avait eu du mal à réunir des exposants… Rien ne retenait mon attention. Je connaissais déjà la majorité des « innovations » proposées : le chant prénatal, le porter en écharpe et les bienfaits du peau à peau, l’alimentation bio,  la communication gestuelle, le massage bébé etc….

En parcourant toutes les allées, je me suis posée une question :

« Les futures mamans et jeunes mamans d’aujourd’hui, sont très bien informées sur tout ce qui concerne la périnatalité et les premières années de « vie de maman »….mais ensuite, qui leur tient la main pour les aider à traverser la « crise des 3 ans », puis gérer l’entrée à l’école primaire et ainsi de suite ? On est d’abord future maman, puis jeune maman* mais quand il s’agit de devenir mère**, qui aide à franchir le pas ? »

Certes il existe des journaux spécialisés qui vous donnent des tonnes de conseils théoriques…mais tout le monde sait que ce n’est que de la théorie. Des avis de journalistes, de psy en tout genre, de mamans parfois qui présentent un petit bout de leur réalité quotidienne….pour ma part, chaque fois que je lisais ce genre d’articles, je me sentais « mauvaise mère ». Je ne me sentais pas à la hauteur de la tâche….parce que la théorie n’est pas la pratique.

Je me suis demandé qui, dans ma vie de mère, m’avait le plus aidée….et j’ai pensé à ma grand-mère. Elle m’avait montré quelques « trucs » faciles à appliquer et qui avaient porté leurs fruits.

Mais aujourd’hui, dans ce monde du « chacun pour soi », ou les mères mais aussi les grand-mères travaillent, qui peut encore apporter son savoir faire pour guider et rassurer ces jeunes parents en quête de conseils et surtout de « compréhension » de leurs difficultés.

Pas à pas, je me suis approchée de la réponse… au stand de Françoise Longa :

http://mamieaupair.fr

(à suivre)

 

* La maman est celle qui entoure, cajole, console, nourrit, et soigne. C’est un rôle de nursing.

**La mère, c’est celle qui ouvre les bras et aide l’enfant à devenir autonome : se nourrir seul,  parler, lire, écrire et découvrir le monde. C’est un rôle éducatif.

Bien entendu aujourd’hui, on peut parler de « rôle » car parfois c’est le père qui reste au foyer.


22/06/2012

Quand l'amour traverse le temps et l'espace

J’ai été la « mamie d’adoption » de Noam et Lia durant deux ans. Elles avaient respectivement 15 jours et dix huit mois lorsque je les ai rencontrées.

C'était dur pour Rotem (leur maman) de se reposer un peu dans la journée car il y en avait toujours une des deux de réveillée. J'ai commencé par garder Noam 3 après midi par semaine.

Ce petit bout de chou dormait très peu. Elle était très éveillée et regardait partout. Des liens se sont créés entre nous et Rotem passait de plus en plus de temps à la maison .

Elle était  israélienne et nous nous enrichissions mutuellement de nos différences culturelles. Les enfants grandissaient et prenaient plaisir à venir, à tour de rôle, passer du temps à la maison, presque chaque jour. Elles étaient mes "petites filles de coeur".

Un an et demi plus tard,  la famille décide de s’installer en Israël. Je m’étais appliquée à créer des liens avec les enfants et j’allais devoir les aider à partir loin de moi et de ceux qu’elles aiment, de leurs repères, de leurs habitudes.

Bien sûr je savais qu’elles laisseraient un grand vide dans ma vie mais toute mon énergie était tournée vers ce qu’elles avaient à vivre elles et ce que je pouvais faire pour les aider.

J’ai accepté de « les perdre » pour les entourer de tout l’amour dont j’étais capable dans ce moment difficile.

La veille de leur départ, les parents sont allés dire au revoir à leurs amis et m’ont demandé de garder leurs filles. C’était la dernière fois que nous nous voyions et ce moment était chargé d’émotion. Noam était particulièrement sensible à l’ambiance et commençait à manifester son stress au moment de dormir.

Je l’ai prise dans mes bras et tout en caressant ses cheveux j’ai commencé à leur raconter leur histoire, comment nous nous étions connues, comment nous nous étions aimées et comment nous allions nous quitter sans pour autant rompre ce lien qui deviendra un souvenir alors qu’elles prendront l’avion et s’installeront dans un kibboutz.

Patiemment j’ai raconté et raconté encore cette histoire et enfin j’ai senti Noam se détendre, son corps s’abandonner dans mes bras. Elle lâchait son stress et acceptait l’événement. Les enfants se sont endormies puis j’ai dit au revoir à leurs parents.

Le lendemain je les ai croisées sur le chemin du départ. Elles ne m’ont pas embrassée et ne parlaient plus français. Elles avaient accepté la séparation et étaient déjà dans leur nouvelle vie. Nous étions en paix.

Quatre ans plus tard, sans crier gare, toute la famille arrive à la maison. Entre temps un petit frère est né.

Une fraction de seconde pour gérer mon émotion et les enfants sont là. Comme si nous nous étions quittées la veille, elles traversent la pièce et se placent devant l’aquarium. Comment renouer le contact avec ces petites filles qui ne me reconnaissent pas, qui ne se souviennent de rien et qui ne parlent plus français.

Elles ont cinq ans et demi  et sept ans. Je m’approche d’elles et tandis que je parle à Lia, Noam se love dans mes bras comme ce soir de nos adieux. Nous avons échangé toutes les trois un très long câlin silencieux. Sans les mots, nous retrouvions les gestes et les sensations suspendus quatre ans plus tôt.

La mémoire du cœur est indélébile ; leur dire adieu m’avait fait vivre un moment inoubliable et aujourd’hui j’ai compris que ce qui nous unis est indépendant du temps et de l’espace.

Accepter de les « perdre » m’a fait connaître un sentiment que je n’aurai probablement jamais connu si elles étaient restées près de moi.

Aujourd'hui, elles ont 13 ans 1/2 et 15 ans. Ce sont de belles jeunes filles, calmes et équilibrées. Je les ai revues plusieurs fois depuis, toujours avec le même plaisir même si elles ne se souviennent plus de moi et si elles ne parlent plus le français.

La dernière fois, elles étaient étonnées et heureuses  que je leur raconte, à travers les traductions de Rotem,  ce qu'elles faisaient lorqu'elles venaient chez moi et  notre dernière soirée ensemble.



15/06/2012

Le poids d'un flocon de neig

Une petite histoire que je me raconte quand j'ai l'impression que ce que je fais ne sert à rien....

 




"Dis-moi combien pèse un flocon de neige ?", demanda la mésange charbonnière à la colombe.

"Rien d'autre que rien", fut la réponse.

Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :

"J'étais sur la branche d'un sapin quand il se mit à neiger - Pas une tempête, non, juste comme un rêve,
doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençai à compter les flocons
qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 952.

Lorsque le 3 751 953ème tomba sur la branche
(rien d'autre que rien, comme tu l'as dit), celle-ci cassa". Sur ce, la mésange s'envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'une seule personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ?"

Peut-être qu'il ne manque qu'une toute petite action pour éradiquer la pauvreté....il y a tout ce qu'il nous faut pour vivre sur cette planète....pourquoi nous créons nous autant de besoins artificiels ?

14/06/2012

Une histoire de famille

Il y a déjà quelques années que j'ai écrit ce petit conte, mais il reste d'actualité Hélas...

"Il était une fois une grande famille qui vivait en harmonie dans un beau pays où chacun était respecté et où tout le monde se comprenait.

Elle s’appelait « République » et ses enfants Liberté, Egalité et Fraternité.

Un jour la famille « Administration » est venue s’installer dans la maison voisine. C’était une famille stricte, intraitable où chacun restait sur ses positions. Personne ne voulait entendre ce que l’autre avait à dire. Ses enfants se nommaient Règlement, Procédure, Pénalités.

Au début tous ces enfants jouaient ensemble mais souvent les enfants d’Administration égratignaient ceux de République. Egalité surtout était maltraitée parce que Règlement voulait que tout le monde soit pareil et procédure refusait de s’ajuster aux particularités de chacun pour être plus juste.

Quand Procédure faisait alliance avec Règlement et que tous tournaient le dos pour ne pas en voir les conséquences, c’est Fraternité qui souffrait.

Liberté et Règlement se chamaillaient sans cesse parce que pour eux les mots ne voulaient pas dire la même chose. Puis chacun ignorait l’autre et Egalité et Fraternité prenaient des coups.

Un jour la famille « Croissance Economique » est venue s’installer avec son fils unique : Profit. Les enfants d’Administration ont très vite compris les avantages qu’ils retireraient en étant complaisant avec ce gros garçon égoïste et vorace.

Les attaques contre Liberté, contre Egalité, contre Fraternité ont redoublé. C’était discret, ça passait inaperçu mais beaucoup en étaient malheureux. C’était l’époque de l’exclusion, de la discrimination, du chacun pour soi.

Pourtant tout le monde aurait dû savoir où pouvait conduire une telle situation. Chacun se souvenait de ce qui était arrivé pendant la guerre à cette grande famille dont les enfant s’appelaient David, Esther, Adam, Myriam et beaucoup d’autres…Personne ne voulait se souvenir de comment tout cela avait commencé.

Certains tiraient les sonnettes d’alarme, d’autres faisaient de la résistance, criant aux injustices mais personne ne voulait entendre. Chacun vivait sa vie, sans se préoccuper de ce qui se passait pour les autres et un jour Fraternité a été tuée.

Liberté et Egalité se sont mises à se battre et à faire alliance avec ceux qui bafouent les Droits de l’Homme. Depuis la République pleure mais on continue de tuer ses enfants !"

 

13/06/2012

Poupée blanche ou poupée noire (développement)

Je viens de lire une note à laquelle j'ai envie de réagir :

http://ecrire.blog50.com/archive/2011/06/14/emeline-et-sa...

 

J'ai trouvé une version française :

http://www.dailymotion.com/video/xlpsqt_le-test-de-la-pou...

il ne faut pas perdre de vue que nous sommes en Amérique où l'esclavage n'est pas si lointain.

C'est dramatique de voir que ces enfants noirs choisissent systhématiquement la poupée noire pour les aspects négatifs et blanche pour le positif....

Ce qui me frappe aussi c'est que dans les années 50, les résultats étaient un tout petit peu moins tranchés. Parfois un enfant choisissait le noir pour du positif.

Il faudra beaucoup de temps pour que les enfants noirs retrouvent une image positive d'eux-mêmes parce que ce sentiment d'infériorité est devenu génétique......non, ne criez pas au racisme, c'est une réalité que nous connaissons depuis les années 2000, lorsque la totalité du génome humain a été décodée.

C'est quelque chose que nous connaissions avant cette date, nous qui travaillions sur les transmissions familiales. Le corps est porteur de mémoire et ce qui le soulage et le libère est la reconnaissance de la souffrance portée par les ancètres dans leur enfance....

Sur ces cas concrets, imaginez la souffrance des parents de ces enfants lorsqu'ils voyaient leurs propres parents violentés par des blancs....et qu'on leur imposait le silence : "ne dit rien, tu vas te faire battre (ou tuer)"....

Nous savons maintenant que cette souffrance entre dans les cellules et se transmet de génération en génération...durant 7 générations si aucun ne redonne la part de la souffrance (par-donner) à ceux à qui elle revient.

Pour les enfants, ils sont un peu jeunes, mais d'ici 5 ans, bien accompagnés, ils pourraient découvrir  et ressentir la souffrance de leurs ancêtres, la pleurer, la crier même et s'en libérer  et retrouver une image positive d'eux même.

Je sais que cela est diffcile à comprendre, ça l'a été en son temps pour moi.....je vous en reparlerai lorsque je ferais une note sur la transmission de la violence éducative....si cela vous intéresse bien sûr.

12/06/2012

Notre histoire de vie, un patrimoine à transmettre




Vous avez connu vos grands parents, vos arrières grands parents. Avec vos parents, ils vous ont aidé à grandir et à devenir celui ou celle que vous êtes aujourd’hui. A votre tour vous avez des enfants, des petits enfants qui aiment vous entendre raconter vos souvenirs d’enfance, regarder vos photos de famille, admirer de menus objets qui parlent du passé. Tous ces souvenirs font partie de leurs racines. Ils les aident à devenir des adultes qui à leur tour prendront soin d’enfants auxquels ils transmettront ce patrimoine.

noces diamants.jpg

 



Jadis la transmission inter-générations se faisait spontanément car les familles vivaient regroupées sous un même toit et l’aïeule avait la charge des tout petits qu’elle occupait en leur racontant des histoires de la famille,du village ect. De nombreux objets usuels passaient de main en main et il n’était pas rare de faire cuire les confitures dans la bassine dont l’arrière grand mère avait hérité pour ses noces.

Aujourd’hui l’enfant hérite d’un nom, parfois d’un prénom que d’autres ont portés avant lui mais malheureusement les greniers des maisons de famille se font de plus en plus rares. Les familles se dispersent et l’enfant se trouve amputé d’une partie de cet inestimable patrimoine. En cinquante ans tout cet art de vivre, qui n’avait pas que des avantages mais permettait à l’enfant de se faire une idée précise du sens de la vie, a disparu.

 

FamilleGernot.jpg



A l’aube du vingt et unième siècle les villes et les villages organisent de plus en plus de spectacles relatant de menus faits historiques locaux et par tous les moyens on cherche à garder vivants les souvenirs du passé. Les recherches généalogiques suscitent de plus en plus l’intérêt d’enquêteurs de tous âges. Témoigner du passé auprès des jeunes générations devient un devoir de mémoire car avec le fulgurant développement de la société moderne, il ne restera bientôt plus aucune trace de notre culture ancestrale.

De nombreux sociologues, psychologues, médecins s’intéressent aujourd’hui à l’impact de la vie de nos ancêtres sur notre propre vie. Nous subirions l’influence de cinq à sept générations. C’est trop, c’est impossible ?..Si vous avez connu vos arrières grands parents (trois générations avant vous) et que vous connaissez vos arrières petits enfants (trois générations après vous) vous pouvez leur raconter l’histoire de sept générations et c’est passionnant.

  1. menu2.jpgLes familles sont de plus en plus éclatées et les générations ne font plus que se croiser de courts instants mais il reste l’écriture. Que l’on utilise le stylo, la machine à écrire ou l’ordinateur l’essentiel est de laisser sa trace. Les lettres reçues de vos grands parents lorsque vous serviez sous les drapeaux durant la guerre, les voeux de bonheur adressé par votre arrière grand oncle qui ne pouvait se déplacer pour assister à votre mariage ne doivent pas être jetés sous prétexte que cela n’intéresse plus personne mais au contraire précieusement conservés et animés par des menu1.jpgcommentaires, des photos pour que les enfants qui les liront comprennent comment ils sont reliés à ces ancêtres et reçoivent des réponses à leurs questions même si personne n’est là pour témoigner verbalement de cette partie de leur histoire.


A l’heure ou la communication, mondialisée et effectuée en temps réel grâce au réseau internet envahit tous les écrans, l’écriture à de beaux jours devant elle et peut être un moyen moderne de transmission inter-générations. Tout le monde peut le faire. Il suffit d’essayer et c’est passionnant.

 Recherchez d’abord vos photos anciennes, celles de votre enfance, de vos parents, de vos grands parents. Vous retrouverez la mémoire des événements, des souvenirs oubliés. Vous vous souviendrez des phrases prononcées à l’époque, des goûts, des odeurs. Ecrivez ce qui vient à votre mémoire ou enregistrez vous et petit à petit vous constituerez votre capital historique. Parlez en avec ceux qui ont vécu l’événement avec vous car un souvenir en amène un autre ; ils s’enrichissent mutuellement.

numérisation0008.jpgSi vous ne parvenez toujours pas à écrire ce que vous ressentez vous pouvez fréquenter un atelier d’écriture car le travail de groupe apporte des outils qui facilitent l’expression. Soyez créatif et utilisez le dessin, la peinture, la broderie pour donner plus de relief à vos écrits. L’essentiel est de transmettre par ces documents tout ce dont vous numérisation0015.jpgavez hérité de vos ancêtres. Les jeunes générations ont un besoin vital de votre témoignage même si leur attitude peut vous laisser croire le contraire.

Exprimez vos sentiments d’adolescent face à votre premier amour et vous entrerez immédiatement en résonance avec ceux qu’ils éprouvent dans la même situation malgré un contexte très différent. Ils se sentiront plus forts car enracinés dans une histoire collective : celle de leur famille, de leurs origines. Bien sûr ils ne vous le diront pas ou alors beaucoup plus tard, lorsqu’ils auront trouvé l’équilibre de la maturité et atteint l’âge de transmettre à leur tour.

 

album photos0003.jpg



J’ai moi-même tenté l’expérience et je peux vous assurer qu’en vous lançant dans l’aventure, vous ferez à vos descendants un cadeau inestimable tout en vous faisant très, très plaisir.

10/06/2012

Bon anniversaire

Aujourd'hui, nous avons un anniversaire à souhaiter....90 ans

http://mesrochersbleus.blog50.com/archive/2012/06/10/anni...

 

Est-ce la doyenne ? Des femmes sans doute, mais de blog 50 ?  A votre avis.

Bonne journée à tous.

 
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